Promouvoir l’appartenance – L’action communautaire

Alors que nous poursuivons notre exploration Signes vitaux sur notre sentiment d’appartenance et nos liens avec la collectivité, nous vous racontons comment des fondations communautaires canadiennes s’emploient activement à renforcer l’appartenance à la collectivité. Consultez le deuxième d’une série de trois rapports intitulés Appartenance : nos liens, nos collectivités, paru le 2 octobre 2016, qui explique comment l’appartenance est liée à la participation sociale.

En septembre 2014, le maire de Montréal, M. Denis Coderre, a annoncé le recensement de la population itinérante. Il voulait savoir exactement combien il y avait de sans-abri dans la ville, et ce qu’il pouvait faire pour les aider.

Le maire Coderre a obtenu l’information l’été suivant : il y avait 3016 personnes sans abri permanent à Montréal, dont 1066 dormaient dans des refuges, 1041 demeuraient dans des logements de transition, 429 dormaient dans la rue et 404 étaient dans des institutions (hôpitaux, centres de détention, et divers établissements pour soigner la santé mentale et la toxicomanie). On a recueilli des renseignements sur chaque personne, et des visages ont donné vie aux chiffres.

Pour essayer de résoudre le problème de l’itinérance, la Ville faisait face notamment à ce problème important : il y avait trop de personnes qui essayaient d’aider par des moyens trop différents. La communication entre les divers organismes n’était tout simplement pas suffisante. Dans un court laps de temps, une personne demeurant dans un refuge pouvait avoir affaire tour à tour à la police et à un travailleur social et se retrouver à l’hôpital ou dans un centre de désintoxication, et pourtant ne jamais recevoir toute l’aide dont elle avait besoin.

Le 6 octobre 2015, la Fondation du Grand Montréal (FGM) a publié son rapport Signes vitaux, et le même jour, a formé un panel. Il était temps de faire en sorte que tous les gens qui travaillaient auprès des sans-abri à Montréal se parlent, en utilisant l’information et les données du rapport Signes vitaux comme tremplin pour alimenter la discussion.

Les experts composant le panel ont formulé leurs points de vue, tandis que les médias et les citoyens qui ont assisté à l’exercice ont posé des questions afin de mieux comprendre les défis en jeu.

Le panel n’a peut-être pas résolu tous les enjeux en une seule soirée, mais a ouvert des canaux de discussion et de collaboration qui sont toujours ouverts. Les communications entre toutes les parties se sont améliorées.

« Il se fait beaucoup de travail collectif… Les quatre principaux refuges collaborent, ils se réunissent régulièrement », déclare la directrice des programmes et des subventions à la FGM.

Le rôle de rassembleur, organisateur et médiateur que joue la FGM est essentiel.

« C’est beaucoup mieux organisé qu’auparavant. Nous savons ce que nous devons faire pour régler le problème. Grâce à la police, aux hôpitaux, à nos réunions concertées tenues régulièrement, nous projetons de mettre fin à l’itinérance. »

Mme Bertrand a aussi tenu des propos élogieux concernant la nomination, par le maire Coderre, d’un ombudsman pour les sans-abri à Montréal : M. Serge Lareault qui encourage lui aussi la collaboration.

« Il se déplace, va rencontrer les organismes et rapporte au maire ce qui se passe; et il examine les politiques pour s’assurer que nous progressons », poursuit Mme Bertrand.

La FGM travaille aujourd’hui en partenariat avec l’organisme Mouvement pour mettre fin à l’itinérance à Montréal, afin de continuer le travail entrepris par le panel en octobre dernier.

L’utilisation de Signes vitaux comme point de départ pour organiser et activer les ressources et les organismes communautaires — ce n’est qu’un des moyens que les Canadiens peuvent prendre pour rappeler aux membres de leur collectivité qu’ils ont leur place.

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