Et maintenant? Une réflexion sur les jeunes Autochtones et sur la réconciliation

Depuis plusieurs années, Fondations communautaires du Canada explore et promeut le thème de l’« appartenance » qui sert de guide à notre action. Nos réseaux, nos relations et notre recherche nous apprennent que nous ne pouvons pas bâtir un Canada où tous ont leur place si ensemble, Autochtones et non-Autochtones, nous ne créons pas des chances égales pour tous les peuples vivant sur ce territoire. À Fondations communautaires du Canada, nous demeurons déterminés à maintenir notre engagement envers la réconciliation et la justice pour les Autochtones au Canada. Nous savons que nous devons continuer à apprendre et à écouter, ce que nous ne pouvons faire sans reconnaître notre passé commun et avoir une même conception de la vérité.

Le mois dernier, comme beaucoup de gens et d’organisations d’un bout à l’autre du pays, nous nous sommes intéressés à l’histoire de deux jeunes Autochtones, Colten Boushie et Tina Fontaine. Nos pensées ont accompagné leurs familles, leurs proches et leurs communautés.

Leur histoire nous en dit beaucoup au sujet du colonialisme au Canada, de notre habitude de laisser tomber les jeunes, et des inégalités systémiques qui persistent entre les peuples autochtones et non-autochtones dans notre pays. Ces dernières semaines, nous nous sommes demandé quelle était la signification de ces verdicts et si nous devions intervenir, pourquoi, comment, et qu’est-ce que nous devions dire.

Nous savons que nous ne pourrons pas faire de progrès dans la voie de la réconciliation tant que nous n’aborderons pas ces vérités et tant que nous n’apporterons pas des changements considérables au niveau de nos institutions et de notre culture. Nous avons écouté, réfléchi, appris au contact de nos partenaires, des leaders autochtones et non-autochtones de notre mouvement et de nos collectivités.

Nos conversations ont suscité plus de questions que de réponses. Comment pouvons-nous être de meilleurs alliés en vue de soutenir des mouvements qui font la promotion de la justice et de l’équité pour les peuples autochtones et pour tous les Canadiens? Comment pouvons-nous mener une action efficace avec des Autochtones et des communautés autochtones, poursuivre nos efforts et effectuer des changements dans nos réseaux afin d’entraîner des résultats positifs et une plus grande justice?

Peut-être que le plus important, en ce moment, est de donner la parole à des leaders et de les appuyer tout en soutenant les efforts de notre collectivité, en vue d’une plus grande justice. Nous savons que le processus de la réconciliation est entravé par de telles circonstances, alors que les communautés éprouvent des tensions, des divisions, du découragement et de la colère. Comme l’a déclaré la Dre Cindy Blackstock, militante, chercheuse et directrice générale de la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada :

« Je ne veux pas qu’une autre génération d’adultes des Premières Nations aient besoin de se remettre de leur enfance, comme ont dû le faire tant de survivants des pensionnats autochtones. En tant que pays, nous ne devons pas continuer la discrimination qui dure depuis longtemps contre les enfants et les jeunes des Premières Nations, et leurs familles. Ils méritent d’être traités désormais comme des égaux… Le rôle du public est vraiment crucial. Pour moi, la réconciliation, c’est de ne pas avoir à demander pardon une deuxième fois. »

Nous n’avons pas toutes les réponses, mais nous croyons fermement que l’appartenance est possible seulement si nous passons à l’action pour corriger l’injustice et l’iniquité.

Les organisations philanthropiques peuvent prendre quelques actions concrètes :

Nous espérons que certaines des ressources et suggestions ci-dessus vous seront utiles, ainsi qu’à votre organisation ou à votre collectivité, et qu’elles alimenteront un dialogue et des discussions plus larges sur cet important sujet.

Cordialement,

Ian Bird et Andrew Chunilall

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