Journée internationale des femmes 2018 : Comment faire pour s’assurer que nous ne laissons personne de côté?

Les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies sont un appel universel à transformer nos collectivités au niveau local et international. Ces 17 objectifs s’attaquent aux causes profondes des problèmes qui affectent toute la planète, dont la pauvreté, les inégalités, la précarité environnementale, les changements climatiques et les problèmes liés à l’infrastructure.

En la Journée internationale des femmes 2018, les ODD constituent un vibrant appel à l’action, ayant de plus été adoptés avec l’engagement de « ne laisser personne de côté ». Tous les domaines visés par les ODD touchent de manière disproportionnée les femmes et les filles, et l’objectif 5, « égalité entre les sexes », présente cette égalité comme une priorité sur la scène internationale.

Comment pouvez-vous contribuer?

Les femmes et les filles abordent l’(in)égalité entre les sexes selon leur expérience personnelle, et leurs points de vue très divers sont façonnés par des facteurs liés à leur collectivité locale ainsi que par leur réalité socio-économique, le racisme, les forces de la colonisation, leur âge et une kyrielle d’autres facteurs.

Dans cette diversité, les ODD proposent des façons de travailler tous ensemble en vue d’une plus grande égalité entre les sexes. Voici quelques idées pour mettre en œuvre les objectifs mondiaux dans votre collectivité :

Avez-vous d’autres idées sur la façon dont vous pouvez travailler pour atteindre l’égalité entre les sexes dans votre propre collectivité? Joignez-vous à la conversation avec #JIF2018 et #MonFéminisme.

À la recherche d’inspiration?

Partout au Canada, les organismes communautaires créent des espaces de dialogue et d’action. Les projets ci-dessous mettent en lumière la diversité des voix et des expériences féminines, et tous sont basés sur cet engagement fondamental : inspirer, aider et encourager les femmes et les filles à se préparer un avenir enraciné dans l’égalité entre les sexes.

Walking Together – Women’s Perspectives on Community Building (Mission, BC) – La Women’s Resource Society of the Fraser Valley a mené ce projet collaboratif d’art communautaire : des femmes de tous les milieux se réunissent et créent en vue de susciter des échanges, de tisser des liens et de renforcer la communauté. Une exposition publique présentera le parcours des femmes et, dans ce cadre, elles pourront raconter leur histoire, bâtir des relations de soutien et s’engager davantage au sein de leur communauté. (Abbotsford Community Foundation)

Walking With Our Sisters (Calgary, AB) – WWOS a organisé une série de conversations entre Autochtones et non-Autochtones pour sensibiliser et faire connaître un important enjeu : les cas de disparition et de meurtre de femmes autochtones. Après ces conversations, une exposition itinérante consacrée aux femmes autochtones disparues ou assassinées aura lieu à l’Université Mount Royal au printemps 2018 afin d’honorer ces femmes et ces filles, de s’associer au deuil de leurs familles et de leurs amis, et de sensibiliser le public. (Calgary Foundation)

Célébrons les Multicultur-Elles de demain! (Toronto, ON) – Charité LEO (Leadership, Espoir, Opportunité) a organisé un camp de leadership pour 40 jeunes femmes francophones, immigrantes ou racialisées, de la région de Toronto. Entre autres activités, les participantes ont entendu le témoignage de femmes ayant réussi dans des postes de leadership. Elles ont partagé leur propre expérience dans le cadre de discussions, et des liens ont été tissés entre ces jeunes femmes immigrantes francophones afin de les encourager à collaborer et de renforcer leurs sentiments d’appartenance et d’inclusion. (Toronto Foundation)

From the Roots (Ottawa, ON)Par ce projet, Services pour femmes immigrantes d’Ottawa veut aider les femmes et les filles immigrantes à bâtir la confiance en soi et l’estime de soi, et à se rencontrer dans un environnement inclusif où elles sont libres de toute oppression. Ce projet a donné aux participantes la possibilité de raconter leur histoire personnelle, de développer leurs compétences en leadership, communication et théâtre, de prendre part à un programme créatif intensif (ce qui les aidera non seulement sur la scène, mais aussi dans la vie), et de cocréer des pièces abordant les difficultés qu’elles rencontrent en tant que femmes et filles immigrantes au Canada. (Fondation communautaire d’Ottawa)

Me-tisse ta communauté (Montréal, QC) – Le Carrefour de ressources en interculturel a mené un projet visant à décoloniser un espace pour les femmes. Un groupe de 190 femmes a été invité à travailler avec deux designers (une Québécoise et une Néo-Canadienne) pour échanger sur les liens entre les vêtements traditionnels et la fierté culturelle. Les participantes ont été encouragées à parler de leur robe traditionnelle et à cocréer une nouvelle tenue vestimentaire qui combine leurs traditions avec celles du Québec. (Fondation du Grand Montréal)

Exposition Georgina Pope (Summerside, PE) – Le Prince Edward Island Museum a préparé une exposition sur la vie et les réalisations de la célèbre insulaire Georgina Fane Pope, une infirmière avant-gardiste. Cette exposition a souligné les nombreuses « premières » de sa carrière et raconté à une plus jeune génération son histoire qui est une source d’inspiration pour les femmes et pour les insulaires, car elle a été une pionnière dans une jeune profession ainsi qu’une novatrice et une leader en tant qu’infirmière militaire. (Community Foundation of Prince Edward Island)

Célébrer le legs du leadership des femmes (St. John’s, NL) – Le YWCA de St. John’s a organisé des activités locales pour souligner les manières uniques dont les femmes ont façonné — et continuent à façonner — la collectivité et la province, en utilisant les réseaux de soutien déjà en place. On renforcera ces réseaux, et on offrira de nouvelles possibilités de mentorat et de soutien par les pairs, par exemple le Young Women’s Collective qui a été lancé au début de l’année. (Community Foundation of Newfoundland and Labrador)

Série d’ateliers Majjarniq (Iqaluit, NU) – L’organisme local Qanak a tenu des ateliers pour enseigner aux femmes inuites comment gratter, nettoyer et sécher une peau de phoque. On veut ainsi développer à Iqaluit ces habiletés dont la colonisation a interrompu le transfert dans beaucoup de familles. Par ailleurs, ces ateliers permettent les expressions physiques et verbales d’une réappropriation culturelle. Les familles qui ont conservé ces habiletés peuvent les partager avec celles qui ont perdu ce savoir traditionnel. (Tides Canada Initiatives Society)

Les projets décrits ci-dessus ont été soutenus par le Fonds communautaire pour le 150e anniversaire du Canada, une collaboration entre le gouvernement du Canada et des fondations communautaires de l’Atlantique au Pacifique à l’Arctique. En tout, le Fonds a accordé plus de 440 000 $ à 53 projets axés sur les femmes et les filles.

 

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