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Sport et appartenance

Qu’est-ce que l’appartenance?

 

En quelques mots, l’appartenance est le fait de faire partie du « nous collectif ». Notre sentiment d’appartenance nous indique à quel point nous pensons être intégrés à un groupe ou à un endroit, et dans quelle mesure nous croyons que ce groupe ou cet endroit nous accueille ou nous accepte.

Notre rapport Signes vitaux 2015 explore l’importance de l’appartenance. Un plus fort sentiment d’appartenance est associé à une extraordinaire capacité de transformer notre vie et nos collectivités. Pourtant, selon notre recherche, 38 % des Canadiens « ne sentent pas qu’ils ont des intérêts en jeu dans leur communauté ». Nous avons donc posé la question : « Comment peut-on renforcer les liens qui nous unissent les uns aux autres et à nos collectivités? »a

Un des moyens d’y parvenir est le sport.

Pourquoi le sport?

85% des Canadiens disent que la participation sportive renforce les collectivités.

Le sport est étroitement lié à chaque collectivité canadienne. Nous expérimentons plus immédiatement les bienfaits du sport en tant qu’individus, mais le sport peut aussi contribuer de façon importante au renforcement des collectivités en unissant les gens, en développant le capital social et en permettant une plus grande inclusion des groupes exclus.

En partenariat avec la Fondation Sport pur, le présent rapport examine comment le sport (lorsqu’il se fonde sur l’équité, l’excellence, l’inclusion et le plaisir) peut renforcer le sentiment d’appartenance des individus les uns envers les autres, et envers leur collectivité.

 

 

Participation sportive

Participation sportive en déclin

En 2010, près de 15 millions de Canadiens (52 % des 12 ans et plus) s’adonnaient à des activités physiques dans leurs loisirs — un peu plus qu’en 2006 mais, dans la même période, le nombre de spectateurs lors de manifestations de sport amateur a presque doublé, passant de 24 % à 40 %.

3 enfants sur 4 et les jeunes de 5 à 17 ans participent à des activités sportives, mais les taux de participation atteignent un sommet entre 10 et 13 ans et chutent ensuite avec l’âge, de façon constante et spectaculaire.

En 2010, 26 % — 7,2 millions — des 15 ans et plus faisaient régulièrement du sport, une baisse de 17 % depuis 1992.

Cela signifie que, chez les 15 ans et plus, 7 Canadiens sur 10 ne font PAS de sport.

Le sport a une capacité unique d’attirer, de mobiliser et d’inspirer. Par sa nature, le sport suscite la participation. Le sport promeut aussi l’inclusion et la citoyenneté.

– Déclaration des nations unies concernant le sport au service du développement et de la paix

Un profond fossé entre les hommes et les femmes

En 2010, environ un Canadien sur trois et une Canadienne sur six faisaient régulièrement du sport. L’écart entre hommes et femmes, qui avait diminué de 1998 à 2005, s’est accru en 2010.

Lorsque les mères participaient à un sport d’une manière ou d’une autre, leurs enfants avaient un taux de participation beaucoup plus élevé (71 %) que les enfants dont les mères ne participaient pas (29 %).

Quels que soient leur revenu, leur scolarité et leur ethnicité, les femmes sont encore bien moins susceptibles de participer à des activités sportives que les hommes.

Nous avons besoin d’un plan d’action

Ottawa Race Weekend

Que le sport soit plus inclusif

La Fondation Sport pur nous rappelle que le sport n’est jamais neutre, qu’il peut nous affecter positivement et négativement. Administrateurs, entraîneurs, parents, officiels, bénévoles, partisans ou mécènes, tous doivent s’efforcer de promouvoir la capacité du sport à favoriser l’appartenance — ce ne sera pas le fruit du hasard.

Recommendation: Faire en sorte que les participants contribuent à la prise de décisions et adapter les activités sportives à leurs objectifs et à leurs besoins.

Recommendation: Promouvoir activement le plein accès aux systèmes communautaires de sports et de loisirs, afin de maintenir et d’accroître la participation sportive chez les jeunes, les femmes, les nouveaux arrivants, les personnes handicapées, les aînés et les gens à faible revenu.

Que le sport soit plus abordable

Le coût est un obstacle important qui empêche beaucoup de gens de profiter des bienfaits de la participation sportive. 90 % des parents disent que le sport organisé est trop coûteux.

Pour permettre à un enfant de participer à un sport organisé, les familles canadiennes dépensent en moyenne 953 $ chaque année; c’est en Alberta qu’on dépense le plus (1 428 $) et au Québec qu’on dépense le moins (886 $).

Recommendation: Faciliter l’accès aux programmes pour les familles à faible revenu, en respectant leur dignité.

Recommendation: Établir des « fonds du patrimoine » après de grands événements communautaires et sportifs, tels que les Jeux panaméricains de Toronto et les Jeux internationaux des écoliers, à Windsor.

Girls Team

Que le sport soit plus amusant

Pour fidéliser nos joueurs et ramener les gens au sport, nous devons tous éprouver un sentiment d’appartenance. Lorsque les facteurs les plus importants du décrochage sportif sont le manque de plaisir, le stress, une compétition excessive et un comportement négatif de l’entraîneur ou des parents, il est temps pour chacun de revoir les valeurs du sport.

Presque les trois quarts (73 %) des canadiens disent que le sport pour les enfants est maintenant trop axé sur la victoire, excluant le plaisir et l’esprit sportif.

97 % des adultes considèrent que la relaxation et le plaisir sont des avantages importants de la participation sportive.

Alors, comment pourrons-nous nous s’amuser dans un cadre sportif, à tout âge?  

 

Place au jeu

Il est difficile d’imaginer une collectivité florissante sans activités sportives. Le sport nous permet de renforcer notre sentiment d’appartenance, il favorise l’inclusion et multiplie les possibilités de nous engager dans nos collectivités. Bénévoles, athlètes, entraîneurs, familles et partisans estiment que le sport peut renforcer les liens et l’acceptation.

C’est encore plus difficile d’imaginer que, malgré tous les bienfaits du sport, beaucoup d’entre nous ne s’y intéressent pas. Plusieurs facteurs expliquent la baisse de la participation sportive
et il est clair que de nombreux obstacles se dressent pour nous empêcher de profiter de tous les avantages du sport.

Que faudra-t-il donc pour que nous puissions exploiter le plein potentiel du sport — pour qu’il soit plus accessible, plus inclusif et plus agréable? Comment utiliserons-nous le sport pour bâtir des collectivités où tous ont le sentiment d’avoir leur place?

Consultez aussi notre boîte à outils Guide pour les fondations communautaires et les bailleurs de fonds, qui contient des ressources pour vous aider à promouvoir le pouvoir du sport au sein de votre collectivité.

Lire la version intégrale du rapport