Cet article fait partie de notre série Défi communautaire Objectif avenir RBC (DCOA RBC) qui met en valeur des jeunes qui rendent service à leur communauté et inspirent le changement avec des projets qui répondent à des besoins communautaires.
Si cette année nous a enseigné une chose, c’est que nous ne sommes pas à l’abri des aléas de la vie. Outre la pandémie, les changements climatiques représentent une autre source d’événements imprévisibles comme en témoignent les pluies torrentielles, la fonte des glaces et les incendies de forêt. La menace de nouvelles catastrophes naturelles qui chamboulent la vie de gens partout au monde nous guette constamment.
Les communautés dans le Nord canadien sont particulièrement à risque, et c’est pourquoi les jeunes de la région se mobilisent dans la lutte contre les changements climatiques et pour les générations futures.
Pour les jeunes derrière le projet Eco-Iqaluit, cet engagement se traduit par la mise en place de solutions durables, abordables et à long terme comme l’installation de panneaux solaires et la réduction du recours aux combustibles fossiles à Iqaluit, la capitale du Nunavut.
Nicole Amagoalik est à la tête de ce groupe communautaire composé de bénévoles. Elle est coordonnatrice de programme junior à Ilitaqsiniq : Nunavut Literacy Council (NLC) qui a pour mission d’appuyer les résidents du Nunavut dans leurs efforts pour une meilleure qualité de vie grâce à l’apprentissage à vie.
Avec l’appui de Défi communautaire Objectif avenir RBC, Fondations communautaires du Canada, RBC et le NLC, Mme Amagoalik, une jeune leader, espère apprendre aux résidents d’Iqaluit à tirer parti de la puissance de l’énergie solaire pour les aider à s’adapter à notre monde en mouvement.
« J’ai bon espoir qu’un jour, les problèmes auxquels font face les jeunes dans ma communauté auront disparu et que notre qualité de vie sera meilleure », explique-t-elle. « C’est pourquoi je voulais offrir un programme qui apprend aux jeunes comment des gestes écoresponsables peuvent avoir un effet positif sur leur qualité de vie. C’est moins coûteux à long terme, et avec ce qu’ils auront appris, les jeunes pourront à leur tour conscientiser leurs familles. »
L’effet des panneaux solaires sur la sécurité alimentaire et le bien-être
La COVID-19 a forcé les villes et les communautés partout au Canada à adopter des mesures pour protéger la santé et la sécurité de leurs habitants. Cette situation a non seulement retardé le lancement d’Eco-Iqaluit, mais elle a également mis en lumière plusieurs des problèmes vécus par les jeunes, selon Mme Amagoalik.
« Cette pandémie m’a fait réaliser que les ressources manquaient partout », affirme-t-elle et continue en expliquant que la sécurité alimentaire, le manque de logements et l’accès aux soins médicaux représentent depuis toujours des défis, mais que les répercussions en sont encore plus visibles maintenant. « 70 % des ménages au Nunavut vivent dans l’insécurité alimentaire en raison des coûts de la nourriture. Les jeunes avec moins de ressources financières ont eu encore plus de difficulté à acheter de la nourriture », renchérit-elle.

Mme Amagoalik espère qu’en intégrant plus d’initiatives écoresponsables dans le quotidien des résidents n’aidera pas seulement l’environnement, mais aura aussi un effet boule de neige sur la santé et le bien-être de la communauté. Puisque l’utilisation des panneaux solaires au détriment des combustibles fossiles leur permet d’économiser sur des coûts d’énergie, les ménages d’Iqaluit pourront utiliser cet argent pour acheter de la nourriture et satisfaire d’autres besoins.
En ce qui concerne les questions complexes, mais ô combien importantes de logements abordables et de dépenses en santé, Mme Amagoalik pense qu’Eco-Iqaluit peut inspirer des changements positifs à plus grande échelle. « J’espère que notre gouvernement puisse reconnaître les bénéfices d’actions écoresponsables pour, entre autres, sauver de l’argent qu’il pourra alors rediriger vers les questions importantes que sont le logement et la santé », affirme-t-elle.
Comment Eco-Iqaluit s’est-il adapté aux défis posés par la pandémie?
Pour Mme Amagoalik, l’accès à des ressources essentielles, comme un ordinateur, a joué un rôle considérable dans la préparation du lancement d’Eco-Iqaluit et du voyage à la cabane où les panneaux solaires devaient être installés.
« Nous étions en mesure d’acheter les panneaux solaires en ligne et d’embaucher un spécialiste local pour enseigner aux jeunes comment les installer et l’importance de l’autonomie énergétique », explique Mme Amagoalik, mais le projet a dû surmonter quelques défis pour s’ajuster aux changements causés par la COVID-19. Elle explique qu’au début, lorsque tout le monde a travaillé de la maison, il y avait un manque de communication. Maintenant que les gens peuvent travailler au bureau en toute sécurité en respectant la distanciation, il est plus facile de planifier en équipe et d’organiser la logistique du programme.
Des rides deviennent des vagues de changement
Eco-Iqaluit a été lancé le 28 septembre 2020 avec l’installation de deux panneaux solaires à un endroit. L’enthousiasme dans la communauté ne cesse de prendre de l’ampleur.
« Ils sont impatients d’apprendre comment installer des panneaux solaires! La communauté voit ce projet comme une belle initiative pour commencer à agir de manière écoresponsable », dit Mme Amagoalik.
Questionnée sur l’effet du projet, elle dit espérer qu’Eco-Iqaluit produira un effet boule-de-neige pour faire comprendre à la communauté comment, à long terme, les méthodes écoresponsables peuvent bénéficier à l’environnement, mais aussi aux résidents eux-mêmes.
« J’espère qu’à l’avenir, les panneaux solaires deviendront la norme et une option abordable, pour que les enfants des futures générations puissent vivre à une époque où les changements climatiques prendront moins de place qu’aujourd’hui. »
Pour rester au courant du projet Eco-Iqaluit et des changements provoqués par cette initiative, aimez et suivez la page Facebook du Nunavut Literacy Council.

DCOA RBC est un projet de collaboration entre Fondations communautaires du Canada et des fondations communautaires aux quatre coins du pays. Les projets #DéfiOARBC dirigés par les jeunes bénéficient d’une contribution de 2,2 millions de dollars de la Fondation RBC.