Cet article fait partie d’une série en cours sur les fondations communautaires qui mettent en œuvre les objectifs de développement durable (ODD) des Nations-Unies. Pour plus d’information sur les ODD, consulter notre Guide et coffre à outils sur les ODD.

Cette année est remplie d’étapes marquantes pour la Prince George Community Foundation (PGCF), un pilier de la communauté depuis sa création en 1995. Pour commémorer ses 25 ans de service, la fondation partagera son rapport Vital Signs, récemment publié. La toute première édition de ce rapport donne un aperçu local et actualisé des connaissances et de la vitalité de la communauté dans la région de Prince George en Colombie-Britannique. Ces informations seront cruciales pour savoir où apporter de l’aide et des ressources pertinentes aux personnes touchées de manière disproportionnée par la pandémie mondiale.

Cette année marque également la première fois que le rapport Vital Signs se rattache à la fois à la situation locale et mondiale par le biais des objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies. L’intégration des ODD dans le rapport Vital Signs a permis à la PGCF 1) de suivre l’évolution d’un écart disproportionné de rémunération entre les genres qui touche les femmes autochtones, et 2) d’être sur la bonne voie pour mettre au point une approche en matière de dons et diriger les fonds vers les personnes qui en ont le plus besoin.

« Le rapport met vraiment notre communauté et ses besoins sous les projecteurs », déclare Mindy Stroet, directrice générale de la PGCF. « Il identifie les domaines dans lesquels nous réussissons, et ceux où l’on peut faire mieux. Nous croyons que le rapport est bien plus qu’un simple bout de papier. C’est un outil que l’on peut réellement être utilisé pour apporter des changements positifs au sein de notre communauté. »

Pour s’assurer que ce rapport reflète la réalité au sein de la communauté, la PGCF avait beaucoup de travail à faire.

Rapport Vital Signs, rédaction et mobilisation

Publié en octobre 2019, le rapport Vital Signs de la PGCF a été rédigé en collaboration avec l’Institut de développement communautaire de l’Université du Nord de la Colombie-Britannique (UNBC). Le rapport brosse un tableau actualisé de la vie à Prince George en combinant des données importantes issues de sources locales, des Fondations communautaires du Canada et de la base de données du programme de recensement de Statistique Canada.

Aujourd’hui, la PGCF s’efforce de faire connaître et adopter le rapport par les organismes locaux dans l’espoir qu’ils tirent parti des données de Vital Signs pour maximiser leur impact et renforcer leurs interactions avec les bailleurs de fonds, le gouvernement et les acteurs du changement. Pour les membres du conseil d’administration et du personnel, Vital Signs aura permis de définir efficacement les plus grands besoins de la communauté et d’y répondre par une prise de décision et un financement ciblés.

Mais comment cela s’inscrit-il dans un contexte mondial?

ODD 5 : Égalité entre les sexes au niveau local et mondial

Le rapport Vital Signs de la PGCF se concentre sur 10 indicateurs locaux, chacun lié aux ODD, parmi lesquels figure l’égalité entre les sexes (ODD 5). En évaluant le paysage local, les données ont révélé l’impact d’une intersection entre l’ODD 8 (Travail décent et croissance économique) et l’ODD 5 (Égalité entre les sexes), pour les femmes de Prince George. Bien que le nombre de femmes de la région occupant des postes de direction ait augmenté, les données ont également révélé un écart de rémunération entre les sexes de 10 % inférieur à la moyenne nationale – un écart de rémunération qui a un impact disproportionné sur les femmes autochtones.

Prince George abrite une population autochtone plus de deux fois supérieure à la moyenne nationale, et un nombre plus élevé que la moyenne de foyers monoparentaux, principalement dirigés par des femmes autochtones. Le rapport Vital Signs a validé ce que de nombreux organismes communautaires savaient déjà; combinés, ces facteurs perturbent la capacité des femmes à s’intégrer de manière significative au marché du travail.

Il est essentiel de pouvoir mesurer et suivre cet impact afin de développer des solutions pour aider les communautés qui en ont le plus besoin.

« Au regard de l’égalité et de l’objectif de développement durable 5, cela nous pousse à chercher des moyens de répondre aux besoins permanents des femmes dans notre communauté », déclare Catherine Pennington, chef de projet. « Maintenant, nous pouvons orienter les ressources financières, en accordant des dotations aux organismes qui ont le plus besoin d’aide pour servir cette population. »

Trouver de nouvelles façons d’aider

Par le passé, la PGCF donnait généralement un coup de main aux organismes demandant du financement. Aujourd’hui, la fondation communautaire s’efforce de faire évoluer son approche pour répondre aux besoins des organismes qui desservent les femmes et d’autres populations au sein de leur communauté, et de s’assurer que leurs cycles de subvention et les fonds des donateurs ciblent avant tout les besoins émergents.

« Le rapport Vital Signs est un outil formidable », déclare Mindy Stroet. « Non seulement utile à la Prince George Community Foundation, mais aussi aux établissements d’éducation, aux centres de ressources pour les femmes, aux hôpitaux et aux organismes à but non lucratif et de bienfaisance. »

«  Le rapport Vital Signs permet de prendre le pouls de la communauté. Il nous dit quels sont les besoins actuels de la communauté », déclare Catherine Pennington. « En collaborant avec les nombreux partenaires auxquels nous nous sommes associés au cours de nos 25 ans d’existence, nous continuons à raconter l’histoire de Vital Signs tout au long de l’année et au-delà, et nous l’utilisons pour orienter nos subventions. »

Quelle est la prochaine étape?

Bien qu’à ses premiers stades seulement, le rapport Vital Signs de la PGCF a déjà commencé à renforcer les partenariats et à susciter de nouvelles conversations. En le situant dans le contexte mondial des ODD des Nations unies et de la mission des Fondations communautaires du Canada (« vers un avenir où tout le monde a sa place »), la PGCF a pu faire valoir l’impact de son important travail sur le continuum mondial.

« Vital Signs nous relie les uns aux autres dans tout le pays, mais surtout, il nous relie au niveau national et nous fait réfléchir à ce que nous pouvons faire pour changer les choses chez nous et dans le monde », ajoute Catherine Pennington.

Ces articles ont été compilés avec la collaboration de rédacteurs et rédactrices de The Starfish Canada. C’est avec fierté que nous travaillons avec des jeunes qui font avancer les ODD au Canada.